La succession présidentielle ouvre une période inédite pour Emmanuel Macron, empêché de se représenter en 2027. Entre retour politique, mission internationale ou virage privé, plusieurs scénarios esquissent déjà son avenir post-Élysée.
À l’approche de la fin de son second mandat en 2027, Emmanuel Macron se trouve dans une situation inédite sous la Ve République : il est le premier président réélu à être constitutionnellement empêché de briguer un troisième mandat consécutif en raison de l’article 6 de la Constitution. Pour occuper les cinq années de « parenthèse » avant l’élection présidentielle suivante, plusieurs pistes se dessinent, à commencer par la préparation de son retour. Les anciens présidents Valéry Giscard d’Estaing et Nicolas Sarkozy ont échoué, Emmanuel Macron, qui aura 54 ans en 2032 pourrait tenter sa chance avec plus de succès.
Certains estiment l’hypothèse crédible au vu des nominations de proches à des postes clés ces derniers mois, déjà faites ou à venir (Conseil constitutionnel, Cour des comptes, Banque de France), avec des mandats courant jusqu’en 2032 ou 2034.
Seconde hypothèse : la gestion de l’absence avec l’idée d’un retrait relatif, d’une période de silence. Peu d’interventions, pas d’opposition frontale au successeur quel qu’il soit mais un maintien des réseaux et peut-être l’envoi de quelques « cartes postales » , la rédaction d’un livre de mémoires ou l’organisation de conférences. Dans cette logique, certains imaginent même un scénario à la Medvedev où un fidèle – Jean Castex ? – pourrait assurer la transition politique avant un retour… à condition que celui-ci emporte la présidentielle de 2027.
Reconversion à l’international ou dans le privé
Troisième possibilité de reconversion : l’international, où Emmanuel Macron bénéficie de bien plus de crédit que dans l’Hexagone, notamment depuis la guerre en Ukraine et celle en Iran. La présidence de la Commission européenne est citée, au même titre que des fonctions de médiation ou des engagements dans des cadres multilatéraux, à l’image de ce que font d’anciens présidents américains (Clinton, Obama). L’objectif serait de conserver un niveau de responsabilité élevé, sans s’inscrire dans le jeu politique national.
Enfin, la dernière possibilité serait un éloignement plus franc de la sphère politique en rejoignant le privé. Emmanuel Macron, ancien banquier d’affaires de Rotschild, pourrait rejoindre le conseil d’administration de grands groupes comme LVMH, ou s’investir dans le secteur technologique qu’il affectionne.
Emmanuel Macron aimant être là où on ne l’attend pas, il pourrait surtout vouloir surprendre avant de retisser le fil avec des Français qui succombent souvent à la nostalgie…

