Des proches d’une famille devant leur maison détruite par une attaque israélienne qui a coûté la vie à huit membres de leur famille à Chaat (iban), le 23 mars 2026. FABIO BUCCIARELLI/MEI/SIPA
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L’armée israélienne va s’emparer d’une zone dans le sud de Liban courant de la frontière jusqu’au fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord, pour assurer sa sécurité, a annoncé ce mardi 24 mars le ministre de la Défense, Israël Katz.
Le ministre de la Défense israélien a déclaré que les forces israéliennes « manœuvraient à l’intérieur du territoire libanais pour s’emparer d’une ligne de défense avancée » jusqu’au fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres de la frontière. « Les cinq ponts sur le Litani qui servaient au [mouvement islamiste] Hezbollah pour faire passer des terroristes et des armes ont été détruits et [l’armée] contrôlera les autres ponts et l’espace de sécurité jusqu’au Litani », a-t-il ajouté dans une vidéo diffusée par son bureau.
« Les centaines de milliers de résidents du sud du Liban qui ont été évacués vers le nord ne retourneront pas au sud du Litani tant que la sécurité des habitants du nord [d’Israël] ne sera pas assurée », a prévenu Israël Katz.
Selon des informations du quotidien libanais « L’Orient-Le Jour », un nouvel avis d’évacuation forcée a été émis par l’armée israélienne à destination de plusieurs villages au sud du Litani. « Sont concernés Kantara (caza de Rachaya), Chehabiyé, Deir Kifa (Tyr) ; Bir el-Sanassel, Bourj Qalawiyé ; Deir Antar, Ghandouriyé, Kfar Dounine, Sultaniyé (Bint Jbeil) » a énoncé le journal, d’après le porte-parole arabophone de l’armée israélienne.
Après avoir envahi le Liban en 1982, Israël avait maintenu une zone tampon de 10 à 20 kilomètres de profondeur, jusqu’à son retrait total en 2000, sous les coups de boutoir du mouvement libanais Hezbollah, pro-iranien.

