March 20, 2026

"On n’a jamais été aussi près du but" : du Miocène à demain, l’Astarac trace la voie de son parc naturel régional

l’essentiel
Avis unanimes et sans réserve des instances nationales, enquête publique en septembre, premiers chantiers lancés… Le Parc naturel régional de l’Astarac avance à grands pas. Entre autres sur un sentier paléo entre Sansan et Simorre.

Il aura fallu huit ans de travail et de concertation. Mais aujourd’hui, François Rivière, maire réélu de Seissan et initiateur du projet, peut l’affirmer sans détour : “On n’a jamais été aussi près du but.” Le parc naturel régional de l’Astarac (PNR), porté par 124 communes du Gers, tient le bon cap.

Des avis unanimes, un calendrier tenu

Les signaux sont au vert sur toute la ligne. Le Conseil national de la protection de la nature a rendu un avis favorable, à l’unanimité et sans réserve, à l’issue d’une visite de trois jours sur le territoire. “C’est rarissime”, souligne François Rivière.

Le Parc naturel régional de l’Astarac possède de grands atouts naturels.
Le Parc naturel régional de l’Astarac possède de grands atouts naturels.
DDM – SEBASTIEN LAPEYRERE

La Fédération nationale des PNR et les services de l’État ont suivi le même chemin. La Région Occitanie, maître du jeu institutionnel, joue elle aussi pleinement son rôle depuis la création du syndicat mixte de préfiguration, le 1er janvier 2025.

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Désormais, le projet de charte du PNR de l’Astarac est soumis à l’Autorité environnementale, à l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD), qui devra vérifier la rigueur du diagnostic territorial établi sur la biodiversité, les paysages et les ressources du territoire.

Cette étape franchie, une 3e version du texte sera soumise à enquête publique. Celle-ci est programmée pour septembre 2026 et concernera l’ensemble des habitants des 124 communes du périmètre. “C’est l’affaire d’un mois”, précise le maire de Seissan. Viendront ensuite l’avis ministériel, attendu avant la fin de l’année, puis la consultation définitive des communes sur leur adhésion au parc.

Premier pas concret entre Sansan et Simorre

En attendant le label, le territoire engage déjà ses premiers projets concrets. Le plus emblématique : le sentier de la paléontologie, qui reliera Sansan et Simorre à travers les collines du PNR de l’Astarac.

Le sentier entre le paléosite de Sansan et celui de Simorre devrait être la première concrétisation du futur PNR d’AStarac.
Le sentier entre le paléosite de Sansan et celui de Simorre devrait être la première concrétisation du futur PNR d’AStarac.
DDM – MC

Ces deux communes partagent un patrimoine scientifique exceptionnel. Sansan présente l’un des gisements fossilifères les plus riches d’Europe, tandis que Simorre accueille une nouvelle exposition présentant des reproductions de mammifères disparus du Miocène.

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Les relier par un parcours de randonnée, c’est proposer un voyage de 15 millions d’années à travers les paysages vallonnés du Gers. Le réseau de sentiers existants sera mis à profit, et le conseil départemental étudie la création d’un GR sur l’Astarac dont une étape s’inscrirait dans ce parcours.

Consensus local

Ce sentier illustre l’esprit même du futur parc : chaque commune ou communauté de communes pourra s’emparer des projets qui l’intéressent. Le syndicat impulse, les territoires agissent. Après l’obtention du label, une “marque valeur parc” viendra certifier la qualité des fermes-auberges et producteurs locaux engagés dans la démarche.

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Des réunions de présentation seront organisées dès juin pour informer les élus issus des dernières municipales. “Certains maires sont nouveaux, mais il n’y a pas d’opposition à ce projet”, assure François Rivière. L’élan collectif reste intact : 120 personnes participaient à la dernière réunion du syndicat. “C’est mon bébé que j’amène à l’adolescence”, conclut François Rivière. Le label est désormais à portée de main.

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