Absent des parquets depuis neuf mois suite à une opération au genou, l’ailier gauche toulousain Téo Jarry (26 ans) a retrouvé les parquets avec l’équipe réserve du Fenix, le 14 mars dernier contre Montpellier. Une délivrance pour le jeune international.
Neuf mois plus tard que retenez-vous de cette longue blessure ?
Ce fut dur. Déjà entre le moment de la blessure (5 juin 2025, NDLR) et l’opération on a le temps de se poser mille questions. On a envie que ça se passe le plus vite possible. C’était en plein été donc ça rajoute un peu de frustration quand tu vois tous tes potes poster leurs stories (il sourit). Et puis j’ai eu des complications postopératoires avec un staphylocoque blanc qui a nécessité une deuxième opération. Je venais à peine de commencer ma rééducation et je suis reparti six jours à l’hôpital. J’ai perdu 13 kg en cinq semaines, j’étais tout blanc, et ça fait bizarre de ne plus vraiment se reconnaître dans un miroir.
Dans ce cas-là, à quoi se raccroche-t-on pour garder le moral ?
Au début je me suis un peu éloigné du terrain car c’était trop dur. Et puis avec le temps ça m’a tellement manqué que je me suis vite remis dans la vie de groupe. Même si j’ai vécu une épreuve compliquée je ne suis pas le seul à être passé par-là et je me devais de garder le moral par rapport à mes coéquipiers. Les plus expérimentés, ceux qui sont passés par-là : leurs mots m’ont beaucoup aidé. Et puis la famille, les amis, cela permet de garder la tête dehors de l’eau.
Avez-vous ressenti quelques appréhensions au moment de retrouver la compétition ?
J’étais un peu stressé, forcément. On se demande toujours si ça va tenir, si les sensations vont être bonnes mais franchement je me suis senti hyper bien. À aucun moment je n’ai pensé à mon genou pendant le match. Je me suis trouvé très stable et en confiance et c’est une très bonne nouvelle pour la suite.
Quand pensez-vous retrouver le groupe professionnel ?
Je suis à disposition du staff. Je ne sais pas encore comment ils comptent procéder mais je suis déjà très content d’avoir retrouvé la compétition, ça fait du bien de voir le bout du tunnel.
Vous revenez au moment où tout va se jouer, notamment dans cette course à l’Europe qui concerne le Fenix…
Oui ! C’est un moment super excitant. Tous les sportifs ont envie de participer à ces moments-là. Je vais continuer de faire ce que j’ai toujours fait pour ce club : donner le meilleur de moi-même. Peu importe que ce soit pour cinq ou dix minutes. Le plus important c’est que tous ensemble on atteigne nos objectifs.

