Majoritaires au sein du XV de France, les Toulousains ont conforté leurs positions tout au long du Tournoi des VI Nations avec des performances globalement satisfaisantes.
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Principal pourvoyeur des Bleus, le Stade Toulousain aura vu 14 de ses joueurs être utilisés par Fabien Galthié durant le Tournoi. Présents samedi sur la pelouse du Stade de France pour terminer (péniblement) le travail sous les yeux de leurs partenaires de club, montés spécialement pour l’occasion avec les membres de l’encadrement de l’équipe pro, 11 d’entre eux ont d’ailleurs reçu la médaille de vainqueurs. Et question baromètre, les “rouge et noir” auront globalement traversé cette édition dans le vert, désastre collectif d’Edimbourg mis à part.
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Au premier rang, on pense évidemment à Thomas Ramos (52 sél.), héros de Saint-Denis (lire en page précédente). Avec un 100 %, le meilleur réalisateur de l’histoire du XV de France (563 points) n’a pas failli à sa réputation face aux perches. Mais celui qui a dépanné à l’ouverture contre l’Italie a surtout confirmé au fil des semaines, avec toutes les rencontres disputées en intégralité, qu’il était bien un “match winner” et, de très loin, le meilleur arrière de l’Hexagone.
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Marchand reprend le pouvoir
Autre joueur à avoir évolué à son niveau : François Cros (44 sél.).Revenu juste à temps de sa blessure à un genou, le troisième ligne a repris peu à peu le rythme, confirmant son statut d’indispensable du pack avec cinq titularisations, même si les efforts consentis ont pu se payer à la fin, le pack semblant un brin émoussé. Cela aurait pu être aussi le cas d’Anthony Jelonch (39 sél.) s’il n’avait pas été trahi par ses ischios lors de la dernière semaine de compétition. Mais le Gersois, option privilégiée de l’hiver comme N.8, n’avait jusqu’alors pas déçu dans sa capacité à combattre et abattre un travail considérable en défense.
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Au sein de la deuxième ligne, la paire Thibaud Flament (38 sél.) – Emmanuel Meafou (16 sél.) a parfois été remise en question au gré des stratégies définies par le staff mais demeure une valeur sûre du groupe “premium”.
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Un temps doublé par Peato Mauvaka (46 sél.) – qui a tranquillement remis le pied à l’étrier après être revenu sur les terrains début janvier et dont le staff français ne s’est passé qu’à Cardiff pour le suppléer –, Julien Marchand (53 sél.) a repris les commandes au poste de talonneur. Alors que la mêlée bleue a parfois été malmenée, il a tenu son rang. La petite surprise de cette édition est venue de Dorian Aldegheri (28 sél.). S’il a profité de la fin de carrière prématurée de Uini Atonio, le Toulousain a traversé le Tournoi dans la peau d’un titulaire, lui qui n’avait pourtant jusqu’ici jamais enchaîné plus de deux titularisations de rang. À un poste en souffrance, George-Henri Colombe (11 sél.) a aussi remis le nez à la fenêtre même si une blessure musculaire l’a empêché d’enchaîner après l’Italie.
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Revenu dans le circuit en novembre, Rodrigue Neti (9 sél.), touché à un genou samedi, est quant à lui resté sur sa lancée, s’imposant comme la doublure de Jean-Baptiste Gros à gauche de la mêlée, tandis que Joshua Brennan (3 sél.) continue tranquillement d’avancer en ayant participé au baisser de rideau samedi.
Gourgues devra patienter
Concernant Antoine Dupont (64 sél.), après avoir signé un retour tonitruant et affiché une belle complicité avec Matthieu Jalibert, il a pâti du rendement moindre de son pack durant la seconde partie de la compétition. Car aussi talentueux qu’il soit, le meilleur demi de mêlée du monde n’en reste pas moins tributaire des bons ballons que veulent bien lui offrir ses avants.
Contrarié par une commotion lors des tests de novembre, Pierre-Louis Barassi (13 sél.) a pris le train en marche pour finir l’édition 2026 sur la pente ascendante avec trois feuilles de match, dont la dernière en tant que titulaire contre le XV de Rose. Ce fut en revanche plus compliqué pour Kalvin Gourgues. Après avoir connu sa deuxième cape contre l’Irlande, le centre “rouge et noir” est ensuite sorti du groupe en raison d’une blessure à la cheville. Et s’il a réintégré le groupe des 42 par la suite, il n’aura toutefois plus eu sa chance. Bien qu’il évolue à un poste ultra-concurrentiel, personne ne doute qu’elle reviendra vite.

