{"id":98396,"date":"2025-08-07T15:56:17","date_gmt":"2025-08-07T15:56:17","guid":{"rendered":"https:\/\/pressactu.com\/?p=98396"},"modified":"2025-08-07T15:56:17","modified_gmt":"2025-08-07T15:56:17","slug":"demande-de-demission-appel-a-la-desobeissance-les-irrigants-de-ladour-vent-debout-contre-la-baisse-des-quotas-deau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/pressactu.com\/?p=98396","title":{"rendered":"Demande de d\u00e9mission, appel \u00e0 la d\u00e9sob\u00e9issance\u2026 Les irrigants de l\u2019Adour vent debout contre la baisse des quotas d\u2019eau"},"content":{"rendered":"<p>\n                                                                    <span class=\"article-full__chapo-label hide-on-small-only\">l&#8217;essentiel<\/span><br \/>\n                                                                L\u2019arr\u00eat\u00e9 pr\u00e9fectoral fixant une baisse progressive des volumes d\u2019eau pr\u00e9levables dans le bassin de l\u2019Adour-Garonne d\u2019ici 2027 provoque la col\u00e8re des agriculteurs et syndicats, qui d\u00e9noncent une d\u00e9cision injuste et d\u00e9connect\u00e9e du terrain.\n                            <\/p>\n<div rel=\"js-article-content\">\n                                                                                                                            <!-- Pub DFP Position [outstream] --><\/p>\n<p>La d\u00e9cision du pr\u00e9fet coordonnateur du bassin Adour Garonne ne passe pas aupr\u00e8s des irrigants du territoire. Dans <a href=\"https:\/\/www.gers.gouv.fr\/contenu\/telechargement\/44110\/323055\/file\/recueil-32-2025-126-recueil-des-actes-administratifs-special.pdf\" target=\"_blank\">un arr\u00eat\u00e9 publi\u00e9 le 25\u00a0juillet dernier<\/a>, Pierre-Andr\u00e9 Durand fixe les autorisations de pr\u00e9l\u00e8vements, sans r\u00e9partition individuelle, \u00e0 188\u00a0Mm<sup>3<\/sup> en 2025, puis 184\u00a0Mm<sup>3<\/sup> en 2026 et 180\u00a0Mm<sup>3<\/sup> en 2027. Un texte vivement contest\u00e9 par les agriculteurs.<\/p>\n<p><!-- Pub DFP Position [article] --><\/p>\n<p>Au d\u00e9but de l\u2019\u00e9t\u00e9, l\u2019Organisme unique de gestion collective (OUGC) Irrigadour avait adress\u00e9, face au risque\u00a0d\u2019une diminution des autorisations uniques pluriannuelles de pr\u00e9l\u00e8vements (AUP), <a href=\"https:\/\/www.ladepeche.fr\/2025\/07\/10\/nous-demandons-un-moratoire-sur-les-baisses-de-prelevements-deau-les-acteurs-de-ladour-denoncent-une-directive-nationale-inadaptee-a-leur-realite-12816355.php\" target=\"_blank\">une demande de moratoire sur les baisses d\u2019autorisations programm\u00e9es<\/a> entre\u00a02025 et\u00a02028\u00a0et un volume transitoire de 198\u00a0Mm<sup>3<\/sup>. Mais ces requ\u00eates n\u2019ont pas convaincu le pr\u00e9fet coordonnateur.<\/p>\n<h2 class=\"txt-int\">&#8220;Cons\u00e9quences d\u00e9vastatrices&#8221;<\/h2>\n<p>Suite \u00e0 la publication de l\u2019arr\u00eat\u00e9, Paul Carr\u00e8re, pr\u00e9sident de l\u2019OUGC, a donc envoy\u00e9 une\u00a0lettre\u00a0au pr\u00e9fet\u00a0le 31\u00a0juillet. Il y\u00a0d\u00e9nonce &#8220;les cons\u00e9quences d\u00e9vastatrices&#8221; engendr\u00e9es par cette AUP, dont une\u00a0&#8220;iniquit\u00e9 de traitement entre irrigants avec des autorisations pouvant baisser jusqu\u2019\u00e0 30\u00a0% en 2025 puis jusqu\u2019\u00e0 70\u00a0% en 2027 sur certains p\u00e9rim\u00e8tres, sans coh\u00e9rence hydrologique sur les quatre d\u00e9partements&#8221;, ainsi que des &#8220;erreurs d\u2019interpr\u00e9tation et de r\u00e9partition des baisses ayant conduit \u00e0 une sous-estimation des impacts.&#8221;<\/p>\n<p>Il annonce que le comit\u00e9 syndical Irrigadour &#8220;refuse de porter la construction d\u2019un plan de r\u00e9partition \u00e0 188\u00a0Mm<sup>3<\/sup> entra\u00eenant iniquit\u00e9 entre irrigants et sous-bassins de l\u2019Adour&#8221; et &#8220;propose le maintien du plan de r\u00e9partition \u00e0 198\u00a0Mm<sup>3<\/sup> pour les trois prochaines ann\u00e9es [\u2026] ce qui engendre malgr\u00e9 tout une baisse de 15\u00a0Mm<sup>3<\/sup> depuis 2021.&#8221;<\/p>\n<h2 class=\"txt-int\">Un \u00e9t\u00e9 sec et chaud<\/h2>\n<p>Plus localement, dans le <a href=\"https:\/\/www.ladepeche.fr\/communes\/gers,32\/\" target=\"_blank\">Gers<\/a>, cet AUP fait aussi des remous. Si l\u2019autorisation de pr\u00e9l\u00e8vement de 188\u00a0Mm<sup>3<\/sup> &#8220;est un volume que l\u2019on n\u2019a jamais atteint sur les pompages&#8221;, reconna\u00eet Lionel Candelon-Bonnemaison, pr\u00e9sident de la chambre d\u2019agriculture, cette d\u00e9cision soul\u00e8ve l\u2019indignation des irrigants, alors que l\u2019\u00e9t\u00e9 2025 se rapproche de la s\u00e9cheresse de 2022\u00a0: &#8220;Il n\u2019a pas plu depuis juin, tous les champs sont grill\u00e9s et aujourd\u2019hui il y a un besoin d\u2019eau. Il faut\u00a0rassurer les agriculteurs sur le fait qu\u2019on puisse atteindre un certain volume. Et on a un \u00c9tat qui va toujours \u00e0 l\u2019encontre du monde agricole.&#8221;<\/p>\n<p>Pour Lionel Candelon-Bonnemaison, pas question donc d\u2019interdire aux agriculteurs d\u2019irriguer\u00a0: &#8220;Le plan d\u2019action, c\u2019est tr\u00e8s simple\u00a0: tant qu\u2019il y a besoin d\u2019eau pour arroser, ils pompent, c\u2019est tout. On ne va\u00a0pas leur dire d\u2019arr\u00eater, il y a des cultures \u00e0 sauver. Ils savent tr\u00e8s bien jouer collectif.&#8221; Le pr\u00e9sident pointe aussi une incoh\u00e9rence dans la gestion\u00a0: &#8220;Dans\u00a0le Gers, sur le Midour-Midouze, les volumes autoris\u00e9s ont augment\u00e9, mais ils ne sont pas forc\u00e9ment pr\u00e9sents. Donc on autorise les pr\u00e9l\u00e8vements, mais il n\u2019y aura pas d\u2019eau\u2026&#8221;<\/p>\n<h2 class=\"txt-int\">Un appel \u00e0 la d\u00e9mission<\/h2>\n<p>Les Jeunes agriculteurs et la FDSEA des Landes, auxquels s\u2019associent les syndicats gersois, voient, eux, cette AUP comme une &#8220;d\u00e9claration de guerre contre le monde agricole. Cette d\u00e9cision brutale, injuste et impos\u00e9e marque une rupture d\u00e9finitive entre l\u2019\u00c9tat et les territoires ruraux du bassin de l\u2019Adour, au b\u00e9n\u00e9fice d\u2019une id\u00e9ologie \u00e9cologique d\u00e9connect\u00e9e des r\u00e9alit\u00e9s agricoles.&#8221; Dans un communiqu\u00e9 commun, ils demandent la d\u00e9mission imm\u00e9diate du pr\u00e9fet coordonnateur\u00a0: &#8220;Son m\u00e9pris des r\u00e9alit\u00e9s de terrain, son refus du dialogue et sa volont\u00e9 manifeste d\u2019imposer une vision d\u00e9connect\u00e9e du monde agricole font de lui un obstacle \u00e0 toute solution durable.&#8221;<\/p>\n<p>Ils rappellent leurs revendications\u00a0: 198\u00a0Mm<sup>3<\/sup> de volume pr\u00e9levable en p\u00e9riode d\u2019\u00e9tiage, la cr\u00e9ation de grands ouvrages structurants pour stocker et r\u00e9partir l\u2019eau intelligemment, le renforcement des volumes d\u00e9j\u00e0 existants\u2026 &#8220;Nous ne pouvons pas accepter qu\u2019une d\u00e9cision administrative vienne an\u00e9antir des ann\u00e9es de travail, de gestion collective et d\u2019adaptation au changement climatique&#8221;, concluent les syndicats.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<p><a href=\"https:\/\/www.ladepeche.fr\/2025\/08\/07\/demande-de-demission-appel-a-la-desobeissance-les-irrigants-de-ladour-vent-debout-contre-la-baisse-des-quotas-deau-12861231.php\">source<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>l&#8217;essentiel L\u2019arr\u00eat\u00e9 pr\u00e9fectoral fixant une baisse progressive des volumes d\u2019eau pr\u00e9levables dans le bassin de l\u2019Adour-Garonne d\u2019ici 2027 provoque la col\u00e8re des agriculteurs et syndicats, qui d\u00e9noncent une d\u00e9cision injuste et d\u00e9connect\u00e9e du terrain. 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