{"id":121772,"date":"2026-02-18T09:59:06","date_gmt":"2026-02-18T09:59:06","guid":{"rendered":"https:\/\/pressactu.com\/?p=121772"},"modified":"2026-02-18T09:59:06","modified_gmt":"2026-02-18T09:59:06","slug":"nous-sommes-de-moins-en-moins-nombreux-manque-de-veterinaires-ruraux-linquietante-urgence-pour-le-monde-agricole","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/pressactu.com\/?p=121772","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Nous sommes de moins en moins nombreux\u00a0\u00bb\u00a0: manque de v\u00e9t\u00e9rinaires ruraux, l\u2019inqui\u00e9tante urgence pour le monde agricole"},"content":{"rendered":"<p>\n                                                                    <span class=\"article-full__chapo-label hide-on-small-only\">l&#8217;essentiel<\/span><br \/>\n                                                                La dermatose nodulaire bovine a mobilis\u00e9 les v\u00e9t\u00e9rinaires ruraux des Hautes-Pyr\u00e9n\u00e9es pendant plusieurs semaines. Leur engagement met en lumi\u00e8re une profession en crise, confront\u00e9e \u00e0 un manque de vocations. Le docteur Guillaume Petit, v\u00e9t\u00e9rinaire rural \u00e0 Vic-en-Bigorre, d\u00e9crit l\u2019urgence de la situation.\n                            <\/p>\n<div rel=\"js-article-content\" data-state=\"fixed-height\" data-selection=\"disabled\">\n                                                                                                                            <!-- Pub DFP Position [outstream] --><\/p>\n<p>Ils ont \u00e9t\u00e9 en premi\u00e8re ligne. D\u00e9but f\u00e9vrier, les v\u00e9t\u00e9rinaires ruraux des Hautes-Pyr\u00e9n\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 salu\u00e9s par la pr\u00e9fecture pour leur mobilisation express face \u00e0 la dermatose nodulaire bovine. Pendant pr\u00e8s de trois semaines, ils ont encha\u00een\u00e9 les journ\u00e9es \u00e0 rallonge, week-ends compris, pour vacciner des milliers d\u2019animaux et \u00e9viter l\u2019effondrement de toute une fili\u00e8re. Une mobilisation exemplaire, mais qui met en lumi\u00e8re une r\u00e9alit\u00e9 plus fragile\u00a0: celle d\u2019un m\u00e9tier passion qui peine de plus en plus \u00e0 attirer.<\/p>\n<p><!-- Pub DFP Position [article] --><\/p>\n<p>\u00c0 Vic-en-Bigorre, Guillaume Petit fait partie de ces v\u00e9t\u00e9rinaires de terrain. \u00c0 34 ans, ce fils d\u2019agriculteur revendique sans d\u00e9tour son attachement \u00e0 la profession. &#8220;C\u2019est un m\u00e9tier passion&#8221;, insiste-t-il. Pourtant, derri\u00e8re cet engagement, les contraintes s\u2019accumulent. &#8220;Nous sommes de moins en moins nombreux, ce qui nous oblige \u00e0 assurer davantage de gardes. Une nuit sur trois, un week-end sur trois\u2026 \u00c0 la longue, c\u2019est difficilement tenable pour une vie de famille.&#8221;<\/p>\n<p>En Bigorre comme ailleurs, le paysage v\u00e9t\u00e9rinaire a profond\u00e9ment chang\u00e9 en quelques ann\u00e9es. Les petites structures ont laiss\u00e9 place \u00e0 des cabinets plus importants, couvrant des zones toujours plus vastes. R\u00e9sultat\u00a0: des kilom\u00e8tres \u00e0 parcourir, jusqu\u2019\u00e0 40\u00a0000 par an pour certains, et des d\u00e9lais d\u2019intervention qui se tendent. &#8220;On doit rester capables d\u2019intervenir en urgence en moins d\u2019une heure. Mais avec les distances, cela devient de plus en plus compliqu\u00e9&#8221;, souligne le praticien.<\/p>\n<h2 class=\"txt-int\">Trop de contraintes<\/h2>\n<p>Selon Guillaume Petit, cette \u00e9volution du m\u00e9tier s\u2019explique en partie par une d\u00e9saffection croissante pour la pratique rurale. Sur une promotion d\u2019\u00e9cole v\u00e9t\u00e9rinaire, seuls quelques dizaines d\u2019\u00e9tudiants choisissent encore cette voie, et encore moins s\u2019y maintiennent durablement. Beaucoup pr\u00e9f\u00e8rent se tourner vers la m\u00e9decine canine et f\u00e9line, jug\u00e9e plus compatible avec un \u00e9quilibre personnel.<\/p>\n<p>&#8220;La qualit\u00e9 de vie est le premier facteur&#8221;, explique Guillaume Petit. &#8220;En canine, les horaires sont plus r\u00e9guliers, les gardes moins fr\u00e9quentes. En rural, on peut \u00eatre appel\u00e9 en pleine nuit apr\u00e8s dix heures de travail.&#8221; Et les cons\u00e9quences se font d\u00e9j\u00e0 sentir.<\/p>\n<p>Dans certains secteurs du d\u00e9partement, des \u00e9leveurs peinent \u00e0 trouver un v\u00e9t\u00e9rinaire pour assurer le suivi sanitaire de leurs troupeaux. &#8220;Nous ne sommes plus en concurrence entre cabinets, on se demande plut\u00f4t qui pourra accepter de prendre un \u00e9levage&#8221;, s\u2019inqui\u00e8te Guillaume Petit, qui d\u00e9crit une situation pr\u00e9occupante pour tous les \u00e9leveurs.<\/p>\n<p>&#8220;S\u2019ils n\u2019ont plus de v\u00e9t\u00e9rinaires autour d\u2019eux, ils ne s\u2019installeront pas. Le v\u00e9t\u00e9rinaire, c\u2019est un appui indispensable pour la r\u00e9ussite d\u2019un \u00e9levage.&#8221;<\/p>\n<h2 class=\"txt-int\">Un enjeu de sant\u00e9 publique<\/h2>\n<p>Au-del\u00e0 de l\u2019\u00e9conomie agricole, le manque de vocations est\u00a0aussi un enjeu de sant\u00e9 publique. Les v\u00e9t\u00e9rinaires jouent un r\u00f4le cl\u00e9 dans la pr\u00e9vention des maladies, le bon usage des antibiotiques ou encore le respect du bien-\u00eatre animal. &#8220;Si le maillage dispara\u00eet, on perdra en qualit\u00e9 de suivi, avec des cons\u00e9quences directes sur la sant\u00e9 animale\u2026 Et humaine&#8221;, alerte Guillaume Petit.<\/p>\n<p>Si des pistes existent bel et bien, comme l\u2019ouverture r\u00e9cente d\u2019une sixi\u00e8me \u00e9cole v\u00e9t\u00e9rinaire pour augmenter le nombre de dipl\u00f4m\u00e9s, cela ne suffira pas. &#8220;Il faut surtout rendre l\u2019exercice rural plus attractif, notamment en valorisant mieux certains actes ou en soutenant r\u00e9ellement les installations&#8221;, estime Guillaume Petit qui, avec ses deux autres coll\u00e8gues v\u00e9t\u00e9rinaires ruraux de Vic-en-Bigorre, recherchent d\u00e9j\u00e0 un nouveau praticien pour remplacer les futurs d\u00e9parts \u00e0 la retraite pr\u00e9vus pour dans\u2026 10 ans\u00a0! &#8220;On est oblig\u00e9s d\u2019anticiper au maximum pour trouver quelqu\u2019un. On en est l\u00e0.&#8221;<\/p>\n<p>En attendant, la profession tient encore gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019engagement de ses acteurs. &#8220;Si je continue, c\u2019est uniquement parce que j\u2019aime mon m\u00e9tier et\u00a0beaucoup les vaches&#8221;, confie-t-il. Une passion indispensable aujourd\u2019hui, mais qui ne pourra pas, \u00e0 elle seule, garantir l\u2019avenir du v\u00e9t\u00e9rinaire rural.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<p><a href=\"https:\/\/www.ladepeche.fr\/2026\/02\/17\/nous-sommes-de-moins-en-moins-nombreux-manque-de-veterinaires-ruraux-linquietante-urgence-pour-le-monde-agricole-13230066.php\">source<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>l&#8217;essentiel La dermatose nodulaire bovine a mobilis\u00e9 les v\u00e9t\u00e9rinaires ruraux des Hautes-Pyr\u00e9n\u00e9es pendant plusieurs semaines. Leur engagement met en lumi\u00e8re une profession en crise, confront\u00e9e \u00e0 un manque de vocations. 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