{"id":118171,"date":"2026-01-18T12:40:28","date_gmt":"2026-01-18T12:40:28","guid":{"rendered":"https:\/\/pressactu.com\/?p=118171"},"modified":"2026-01-18T12:40:28","modified_gmt":"2026-01-18T12:40:28","slug":"la-vente-directe-sur-les-marches-a-labri-des-impacts-du-mercosur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/pressactu.com\/?p=118171","title":{"rendered":"La vente directe sur les march\u00e9s \u00e0 l\u2019abri des impacts du Mercosur"},"content":{"rendered":"<p>\n                                                                    <span class=\"article-full__chapo-label hide-on-small-only\">l&#8217;essentiel<\/span><br \/>\n                                                                Sur le march\u00e9 Pelloutier \u00e0 Albi, le Mercosur ne suscite pas l\u2019inqui\u00e9tude des producteurs qui travaillent en circuit court, mais ils sont n\u00e9anmoins inquiets pour les jeunes qui s\u2019installent.\n                            <\/p>\n<div rel=\"js-article-content\" data-state=\"fixed-height\" data-selection=\"disabled\">\n<p>Alors que ce samedi 17\u00a0janvier, l\u2019accord de libre-\u00e9change entre l\u2019Union europ\u00e9enne et quatre pays du Mercosur devait \u00eatre sign\u00e9 au Paraguay, sur le march\u00e9 Pelloutier \u00e0 Albi les producteurs locaux de volailles comme les habitu\u00e9s du march\u00e9 ne manifestent gu\u00e8re d\u2019int\u00e9r\u00eats pour la signature de ce trait\u00e9.<br \/>Il a pourtant donn\u00e9 lieu \u00e0 de nombreuses manifestations d\u2019agriculteurs sur la voie publique dans le Sud-Ouest ces derni\u00e8res semaines.<br \/>Mais comme tous les samedis matin, la client\u00e8le a surtout \u00e0 l\u2019esprit quels sont les produits qu\u2019elle va mettre dans son panier. Sur le march\u00e9, la notion de prix des denr\u00e9es a aussi son importance mais on vient surtout acheter ses fruits et l\u00e9gumes, sa viande en ayant connaissance de sa provenance et de sa qualit\u00e9. \u00ab\u00a0Ici, on appr\u00e9cie le produit, on sait d\u2019o\u00f9 il vient, qui l\u2019a cultiv\u00e9 et cela donne envie de cuisiner\u00a0\u00bb, t\u00e9moigne Marianne. La jeune femme poursuit\u00a0: \u00ab\u00a0On est plus attentif \u00e0 ce que l\u2019on ach\u00e8te et aux quantit\u00e9s, ce qui permet de mieux d\u00e9penser. Alors, il faut accepter de prendre un peu le temps, de ne pas se contenter de plats pr\u00e9par\u00e9s mais c\u2019est aussi l\u2019occasion de passer un bon moment, de rencontrer du monde, de discuter avec le producteur\u00a0\u00bb.<br \/>Des producteurs qui ont le sourire en voyant leur \u00e9tal se vider au fil de la matin\u00e9e. \u00ab\u00a0Je suis sur cette place de march\u00e9 depuis le 1er jour, il y a bien 45 ans\u00a0\u00bb, se rem\u00e9more Claude Batigne, \u00e9leveur de volaille. Il est midi et tous ses \u0153ufs ont trouv\u00e9 preneur comme sa viande. \u00ab\u00a0Le Mercosur, je n\u2019y suis pas forc\u00e9ment favorable. Mais il n\u2019y a pas que des inconv\u00e9nients. Certains vont y gagner, d\u2019autres y perdre. Je crois surtout que c\u2019est le consommateur qu\u2019il faut sensibiliser. \u00c0 commencer par les collectivit\u00e9s qui doivent donner l\u2019exemple dans la qualit\u00e9 des produits qu\u2019ils fournissent dans la restauration collective. Le danger du Mercosur et de cet accord de libre-\u00e9change est d\u2019accentuer encore la baisse des prix et de fait la baisse de la qualit\u00e9. C\u2019est la difficult\u00e9 que rencontrent les jeunes agriculteurs quand ils s\u2019installent. Va-t-il rester des petites exploitations en France\u00a0? Moi, je vais bient\u00f4t arr\u00eater. J\u2019ai pu vendre mes terres mais l\u2019\u00e9levage qui a plus de contrainte int\u00e9resse moins. C\u2019est la raison pour laquelle, il faut sensibiliser les consommateurs\u00a0\u00bb.<br \/>La difficult\u00e9 des jeunes exploitants, c\u2019est aussi le discours tenu derri\u00e8re l\u2019\u00e9tal de la ferme de Valats. Ici, on pr\u00f4ne une agriculture en circuit court. On est plus proche de la Conf\u00e9d\u00e9ration paysanne que de la FDSEA. \u00ab\u00a0Nous ne faisons que de la vente directe. On ne se sent pas concern\u00e9 par cet accord de libre-\u00e9change. On est depuis 1988 sur ce march\u00e9 et tout se passe bien. Nos clients nous connaissent. On a les outils pour transformer mais pour les plus jeunes, c\u2019est plus compliqu\u00e9 parce qu\u2019on les pousse \u00e0 voir toujours plus grand. Pour faire de la vente directe, on n\u2019a pas forc\u00e9ment d\u2019un laboratoire, de l\u2019abattoir. On peut plumer ses poulets dans une salle d\u00e9di\u00e9e chez soi et les vendre \u00e0 80\u00a0km \u00e0 la ronde. Si on a moins de 250 poules, on n\u2019a pas besoin d\u2019analyse pour la vente directe. Au fil du temps, on a m\u00eame recrut\u00e9 des salari\u00e9s. Ce sont des emplois qui restent ici, sur le territoire\u00a0\u00bb.<br \/>Un peu plus loin, un traiteur vend des poulets fermiers et des plats pr\u00e9par\u00e9s. \u00ab\u00a0Mes poulets, ils viennent du producteur de volailles du march\u00e9. On a fait le choix de la qualit\u00e9. Avec ses accords de libre-\u00e9change, c\u2019est surtout dans la grande distribution que l\u2019on va voir arriver des volailles de mauvaises qualit\u00e9s. Alors oui, c\u2019est moins cher mais moins bon.\u00a0\u00bb<br \/>Ce serait donc plut\u00f4t le porte-monnaie des consommateurs qu\u2019il faudrait garnir au lieu de continuer \u00e0 tirer les prix vers le bas.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<p><a href=\"https:\/\/www.ladepeche.fr\/2026\/01\/17\/la-vente-directe-sur-les-marches-a-labri-des-impacts-du-mercosur-13168310.php\">source<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>l&#8217;essentiel Sur le march\u00e9 Pelloutier \u00e0 Albi, le Mercosur ne suscite pas l\u2019inqui\u00e9tude des producteurs qui travaillent en circuit court, mais ils sont n\u00e9anmoins inquiets pour les jeunes qui s\u2019installent. 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