{"id":116023,"date":"2026-01-01T15:01:11","date_gmt":"2026-01-01T15:01:11","guid":{"rendered":"https:\/\/pressactu.com\/?p=116023"},"modified":"2026-01-01T15:01:11","modified_gmt":"2026-01-01T15:01:11","slug":"reveil-a-4h30-des-champs-au-marche-la-vie-de-maraichers-nest-pas-de-tout-repos","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/pressactu.com\/?p=116023","title":{"rendered":"R\u00e9veil \u00e0 4h30, des champs au march\u00e9, la vie de mara\u00eechers n\u2019est pas de tout repos"},"content":{"rendered":"<p>\n                                                                    <span class=\"article-full__chapo-label hide-on-small-only\">l&#8217;essentiel<\/span><br \/>\n                                                                SERIE\u00a0: &#8220;24\u00a0heures avec\u2026&#8221;. Mara\u00eechers \u00e0 Caillac, Didier et Corinne Raynoir vendent leurs l\u00e9gumes les mercredis et samedis sur le march\u00e9 de Cahors. Une production ramass\u00e9e la veille. C\u2019est parti pour une journ\u00e9e intense, des champs \u00e0 la ville.\n                            <\/p>\n<div rel=\"js-article-content\" data-state=\"fixed-height\" data-selection=\"disabled\">\n                                                                                                                            <!-- Pub DFP Position [outstream] --><\/p>\n<p>7\u00a0h\u00a001. Les Raynoir ont \u00e0 peine fini d\u2019installer leur stand que le premier client arrive. Mais voil\u00e0 d\u00e9j\u00e0 deux heures et demie que ce couple de mara\u00eechers est\u00a0debout. Et presque deux jours qu\u2019il\u00a0pr\u00e9pare\u00a0ce march\u00e9 du samedi matin \u00e0 Cahors.<\/p>\n<p><!-- Pub DFP Position [article] --><\/p>\n<div class=\"center-align\" rel=\"js-article-inline-img\" data-protec-aida=\"image\">\n<figure class=\"std-img\" data-src=\"https:\/\/images.ladepeche.fr\/api\/v1\/images\/view\/69318302786eae4f460b07fb\/original\/image.jpg?v=1\">\n        <img decoding=\"async\" class=\"std-img__img responsive-img\" src=\"http:\/\/pressactu.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/1767279669_693_image.jpg?v=1\" alt=\"Le march\u00e9 touche \u00e0 sa fin, les montagnes de l\u00e9gumes ont presque disparu.\"\/><figcaption class=\"article-full__media-infos\">\n                <span class=\"article-full__media-legend\">Le march\u00e9 touche \u00e0 sa fin, les montagnes de l\u00e9gumes ont presque disparu.<\/span><br \/>\n                                    <span class=\"article-full__media-author\">DDM &#8211; FLORENCE RAYNAL<\/span><br \/>\n                            <\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<h2 class=\"txt-int\">R\u00e9colter la veille du march\u00e9<\/h2>\n<p>Retour la veille, en d\u00e9but d\u2019apr\u00e8s-midi \u00e0 <a href=\"https:\/\/www.ladepeche.fr\/communes\/caillac,46044\/\" target=\"_self\">Caillac<\/a> (<a href=\"https:\/\/www.ladepeche.fr\/communes\/lot,46\/\" target=\"_self\">Lot<\/a>). Corinne Raynoir arpente un champ pour choisir les plus gros choux verts. &#8220;Ils sont petits, ils ont \u00e9t\u00e9 attrap\u00e9s par les parasites comme on ne traite pas&#8221;, constate-t-elle. Son mari, Didier, ram\u00e8ne des caisses de choux blancs. &#8220;Ils sont plus compacts, je les lui laisse, c\u2019est trop lourd&#8221;, glisse\u00a0Corinne. Les gestes sont pr\u00e9cis et rapides. L\u2019air est frisquet dans cette grisaille de fin d\u2019automne, mais &#8220;\u00e7a va&#8221;, estime Corinne\u00a0: &#8220;Il y a eu un ou deux vendredis o\u00f9 il pleuvait avec un petit vent glacial\u2026 L\u00e0, quand on rentre, on se d\u00e9shabille dans l\u2019entr\u00e9e et on met tous les habits dans la machine \u00e0 laver&#8221;.\u00a0Carottes, betteraves, navets, radis noir\u2026 ont \u00e9t\u00e9 ramass\u00e9s dans la matin\u00e9e. Une partie des betteraves finit de cuire. La veille, le couple a pr\u00e9par\u00e9 sacs et cagettes de pommes de terre, ail, \u00e9chalotes ou encore\u00a0christophines, ce l\u00e9gume exotique parfois appel\u00e9 chayotte ou chouchou.<\/p>\n<div class=\"center-align\" rel=\"js-article-inline-img\" data-protec-aida=\"image\">\n<figure class=\"std-img\" data-src=\"https:\/\/images.ladepeche.fr\/api\/v1\/images\/view\/693183012240e4a4f405028a\/original\/image.jpg?v=1\">\n        <img decoding=\"async\" class=\"std-img__img responsive-img\" src=\"http:\/\/pressactu.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/1767279670_854_image.jpg?v=1\" alt=\"Vendredi apr\u00e8s-midi, c\u2019est la cueillette des choux.\"\/><figcaption class=\"article-full__media-infos\">\n                <span class=\"article-full__media-legend\">Vendredi apr\u00e8s-midi, c\u2019est la cueillette des choux.<\/span><br \/>\n                                    <span class=\"article-full__media-author\">DDM &#8211; FLORENCE RAYNAL<\/span><br \/>\n                            <\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<h2 class=\"txt-int\">&#8220;On est du jour au jour dans les champs&#8221;<\/h2>\n<p>C\u2019est qu\u2019\u00eatre producteurs et commer\u00e7ants suppose une organisation rigoureuse. Tout doit \u00eatre ramass\u00e9 au dernier moment pour rester frais. Et le couple travaille sans salari\u00e9, bien qu\u2019avec l\u2019aide du p\u00e8re de Didier.\u00a0&#8220;On est du jour au jour dans les champs. Et en hiver, parfois, on ramasse et on conditionne \u00e0 la lumi\u00e8re&#8221;, explique Corinne Raynoir. Mais de moins en moins. &#8220;On vieillit, on est plus sages&#8221;, commente-t-elle dans un sourire.<\/p>\n<p>En cette veille\u00a0de march\u00e9, les l\u00e9gumes sortis du champ sont lav\u00e9s \u00e0 grande eau et \u00e0 nouveau inspect\u00e9s. Les caisses s\u2019empilent. Il ne manque que les bottes de feuilles de blette.\u00a0Direction les serres. \u00c0 mi-mollet, deux fils\u00a0\u00e9lectriques interdisent leur entr\u00e9e aux ragondins. De\u00a0temps en temps, Corinne demande \u00e0 Didier de lier sa botte de feuilles\u00a0: l\u2019arthrose qui lui mange les doigts. Un rouge-gorge, invit\u00e9 surprise, sautille entre les plants. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 des rangs de blette, de petits fils verts \u00e9mergent\u00a0de terre. Ce sont les semis de carotte. Car pour r\u00e9colter et vendre, il faut produire.\u00a0Le lundi et le jeudi sont pleinement consacr\u00e9s aux champs.<\/p>\n<div class=\"center-align\" rel=\"js-article-inline-img\" data-protec-aida=\"image\">\n<figure class=\"std-img\" data-src=\"https:\/\/images.ladepeche.fr\/api\/v1\/images\/view\/69318302275527a5bc09ca85\/original\/image.jpg?v=1\">\n        <img decoding=\"async\" class=\"std-img__img responsive-img\" src=\"http:\/\/pressactu.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/1767279670_51_image.jpg?v=1\" alt=\"Se baisser, couper, attacher, des gestes r\u00e9p\u00e9titifs pour Corinne et Didier Raynoir qui pr\u00e9parent les bottes de feuilles de blette.\"\/><figcaption class=\"article-full__media-infos\">\n                <span class=\"article-full__media-legend\">Se baisser, couper, attacher, des gestes r\u00e9p\u00e9titifs pour Corinne et Didier Raynoir qui pr\u00e9parent les bottes de feuilles de blette.<\/span><br \/>\n                                    <span class=\"article-full__media-author\">DDM &#8211; FLORENCE RAYNAL<\/span><br \/>\n                            <\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<h2 class=\"txt-int\">Lever \u00e0 4\u00a0h\u00a030 les jours de march\u00e9<\/h2>\n<p>Le soir, une fois les r\u00e9coltes finies, les Raynoir chargent leur camion pour gagner du temps le lendemain. Il faut dire que le r\u00e9veil sonne \u00e0 4\u00a0h\u00a030. Et \u00e0 6\u00a0heures, les voil\u00e0 en train de commencer \u00e0 d\u00e9charger. &#8220;C\u2019est beaucoup de manutention, commente Didier Raynoir, le soir, on n\u2019a pas besoin d\u2019aller \u00e0 la salle&#8221;. Puis quand il va garer le camion, son \u00e9pouse finit d\u2019installer avant d\u2019attendre les clients dans l\u2019obscurit\u00e9 de ce petit matin d\u2019hiver.<\/p>\n<div class=\"center-align\" rel=\"js-article-inline-img\" data-protec-aida=\"image\">\n<figure class=\"std-img\" data-src=\"https:\/\/images.ladepeche.fr\/api\/v1\/images\/view\/693183021f29938a17084091\/original\/image.jpg?v=1\">\n        <img decoding=\"async\" class=\"std-img__img responsive-img\" src=\"http:\/\/pressactu.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/1767279670_996_image.jpg?v=1\" alt=\"Samedi \u00e0 l\u2019aube, il faut d\u00e9charger et installer toutes ces caisses avant 7\u00a0heures.\"\/><figcaption class=\"article-full__media-infos\">\n                <span class=\"article-full__media-legend\">Samedi \u00e0 l\u2019aube, il faut d\u00e9charger et installer toutes ces caisses avant 7\u00a0heures.<\/span><br \/>\n                                    <span class=\"article-full__media-author\">DDM &#8211; FLORENCE RAYNAL<\/span><br \/>\n                            <\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>Midi pass\u00e9, le stand est presque vide. Dans une heure, le couple se pr\u00e9parera \u00e0 quitter <a href=\"https:\/\/www.ladepeche.fr\/communes\/cahors,46042\/\" target=\"_self\">Cahors<\/a> avant de pouvoir enfin passer \u00e0 table.\u00a0&#8220;Apr\u00e8s, c\u2019est la sieste&#8221;, ajoute Didier. &#8220;Et moi, commente Corinne, c\u2019est kin\u00e9&#8221;.<\/p>\n<\/p><\/div>\n<p><a href=\"https:\/\/www.ladepeche.fr\/2026\/01\/01\/reveil-a-4-h-30-des-champs-au-marche-la-vie-de-maraichers-nest-pas-de-tout-repos-13087720.php\">source<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>l&#8217;essentiel SERIE\u00a0: &#8220;24\u00a0heures avec\u2026&#8221;. Mara\u00eechers \u00e0 Caillac, Didier et Corinne Raynoir vendent leurs l\u00e9gumes les mercredis et samedis sur le march\u00e9 de Cahors. Une production ramass\u00e9e la veille. C\u2019est parti pour une journ\u00e9e intense, des champs \u00e0 la ville. 7\u00a0h\u00a001. 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