{"id":109702,"date":"2025-11-09T07:46:06","date_gmt":"2025-11-09T07:46:06","guid":{"rendered":"https:\/\/pressactu.com\/?p=109702"},"modified":"2025-11-09T07:46:06","modified_gmt":"2025-11-09T07:46:06","slug":"demain-tous-cyborgs-la-bataille-de-lhumain-augmente-a-commence","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/pressactu.com\/?p=109702","title":{"rendered":"Demain tous cyborgs\u00a0? La bataille de l\u2019humain augment\u00e9 a commenc\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>\n                                                                    <span class=\"article-full__chapo-label hide-on-small-only\">l&#8217;essentiel<\/span><br \/>\n                                                                Depuis la premi\u00e8re puce implant\u00e9e sous la peau de Kevin Warwick en 1998 jusqu\u2019\u00e0 la course actuelle entre Elon Musk et Sam Altman, l\u2019interface homme-machine s\u2019impose comme le prochain champ de bataille technologique. Avec une question capitale\u00a0: l\u2019humanit\u00e9 est-elle pr\u00eate \u00e0 fusionner avec ses machines\u00a0?\n                            <\/p>\n<div rel=\"js-article-content\">\n                                                                                                                            <!-- Pub DFP Position [outstream] --><\/p>\n<p>En 1998, dans un laboratoire de l\u2019Universit\u00e9 de Reading, un chercheur britannique posait un geste fondateur. Kevin Warwick, pionnier de la cybern\u00e9tique, s\u2019implante sous la peau une puce \u00e9lectronique.<\/p>\n<p><!-- Pub DFP Position [article] --><\/p>\n<p>Ce \u00ab\u00a0Project Cyborg 1.0\u00a0\u00bb lui permet d\u2019ouvrir des portes, d\u2019allumer des lumi\u00e8res, de se connecter automatiquement \u00e0 son ordinateur. L\u2019exp\u00e9rience, anodine en apparence, inaugure une \u00e8re nouvelle, celle o\u00f9 le corps devient interface.<\/p>\n<h2 class=\"txt-int\">Des promesses\u2026 et des p\u00e9rils pour le devenir de l\u2019Homme<\/h2>\n<p>Quatre ans plus tard, Warwick franchit une fronti\u00e8re plus intime encore. Avec \u00ab\u00a0Project Cyborg 2.0\u00a0\u00bb, il relie directement son syst\u00e8me nerveux \u00e0 cent micro\u00e9lectrodes. Il contr\u00f4le un bras robotique par la pens\u00e9e, re\u00e7oit des signaux sensoriels, communique m\u00eame par impulsions nerveuses avec son \u00e9pouse, \u00e9quip\u00e9e d\u2019un capteur. Pour lui, l\u2019humain augment\u00e9 n\u2019est plus une fiction mais une \u00e9tape logique de l\u2019\u00e9volution. Il en pressent les promesses \u2014 proth\u00e8ses intelligentes, interfaces pour les paralys\u00e9s, sens \u00e9largis \u2014 mais aussi les p\u00e9rils, surveillance, fracture entre \u00ab\u00a0augment\u00e9s\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0naturels\u00a0\u00bb, remise en cause du libre arbitre.<\/p>\n<p>D\u2019ailleurs dans le sillage de Warwick, naissent\u00a0au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 des collectifs de biohackers citoyens.\u00a0Hors des institutions, des collectifs comme <a href=\"https:\/\/www.genspace.org\/\" target=\"_blank\">Genspace<\/a>, La Paillasse en France ou <a href=\"https:\/\/biocurious.org\/\" target=\"_blank\">BioCurious<\/a> revendiquent une science ouverte, &#8220;bricol\u00e9e&#8221; et lib\u00e9r\u00e9e de la tutelle acad\u00e9mique. En suivant, les <em>grinders<\/em>, cyborgs de garage qui s\u2019implantent eux-m\u00eames des puces ou des capteurs, veulent repousser les limites sensorielles mais en gardant le contr\u00f4le et en invoquant une d\u00e9sob\u00e9issance technologique.<\/p>\n<h2 class=\"txt-int\">Elon Musk, Sam Altman\u00a0: deux visions de l\u2019homme augment\u00e9<\/h2>\n<p>Vingt ans plus tard, les pr\u00e9dictions de Warwick prennent pourtant forme. Elon Musk (PDG de Tesla, SpaceX\u2026) fonde en 2016 <a href=\"https:\/\/neuralink.com\/\" target=\"_blank\">Neuralink<\/a>, convaincu que le cerveau peut devenir le centre de commande ultime. En janvier\u00a02024, Noland Arbaugh, paralys\u00e9 des \u00e9paules depuis un accident, re\u00e7oit le premier implant c\u00e9r\u00e9bral fonctionnel. Par la seule pens\u00e9e, il manipule un ordinateur, tape, joue, interagit.<\/p>\n<p>Le 31\u00a0octobre dernier, Musk a \u00e9voqu\u00e9\u00a0pour lui un double implant, promesse d\u2019une connexion toujours plus fluide entre l\u2019esprit et la machine. Douze patients dans le monde testent d\u00e9j\u00e0 ces dispositifs, totalisant plus de 15\u00a0000 heures d\u2019usage, brouillant la fronti\u00e8re entre r\u00e9paration et augmentation\u2026<\/p>\n<blockquote data-class=\"twitter-tweet\">\n<p lang=\"en\" dir=\"ltr\">Noland might be the first to receive a Neuralink upgrade and\/or dual Neuralink implant to further augment his abilities. <\/p>\n<p>It won\u2019t be long before a Neuralink recipient can beat most and eventually all humans at fast reaction video games. <a href=\"https:\/\/t.co\/BVeAxVCssn\">https:\/\/t.co\/BVeAxVCssn<\/a><\/p>\n<p>\u2014 Elon Musk (@elonmusk) <a href=\"https:\/\/twitter.com\/elonmusk\/status\/1984296007581262103?ref_src=twsrc%5Etfw\">October 31, 2025<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p>Mais la course s\u2019est acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e la semaine derni\u00e8re. \u00c0 la t\u00eate d\u2019OpenAI (la soci\u00e9t\u00e9 d\u2019intelligence artificielle qui a cr\u00e9\u00e9 ChatGPT), Sam Altman entre \u00e0 son tour dans l\u2019ar\u00e8ne. Sa soci\u00e9t\u00e9, Merge Labs, vient de recruter Mikhail Shapiro, ing\u00e9nieur biomol\u00e9culaire de Caltech, pour concevoir une interface non chirurgicale.<\/p>\n<p>Plut\u00f4t que d\u2019ins\u00e9rer des \u00e9lectrodes comme Neuralink, Shapiro utilise ultrasons et th\u00e9rapie g\u00e9nique pour rendre les cellules c\u00e9r\u00e9brales r\u00e9actives aux ondes. L\u2019objectif est de lire et stimuler le cerveau sans le percer. Ses prototypes montrent d\u00e9j\u00e0 qu\u2019un tel syst\u00e8me peut pr\u00e9dire des mouvements avec une pr\u00e9cision de quelques dizaines de degr\u00e9s, sans recalibrage quotidien. Moins risqu\u00e9 et plus accessible, ce mod\u00e8le s\u2019adresse au grand public plut\u00f4t qu\u2019aux seuls patients.<\/p>\n<p>Deux visions s\u2019opposent donc d\u00e9sormais. Celle de Musk, invasive, chirurgicale, o\u00f9 l\u2019homme devient litt\u00e9ralement connect\u00e9\u00a0; et celle d\u2019Altman, plus diffuse, o\u00f9 la biologie s\u2019accorde au code.<\/p>\n<p>Derri\u00e8re cette rivalit\u00e9 technologique se rejoue un vieux d\u00e9bat\u00a0: jusqu\u2019o\u00f9 peut-on modifier le corps sans alt\u00e9rer l\u2019humain\u00a0? Les transhumanistes, disciples de Warwick, saluent l\u2019av\u00e8nement de l\u2019\u00ab\u00a0Homo technologicus\u00a0\u00bb. Les bio\u00e9thiciens, eux, redoutent une \u00ab\u00a0fracture anthropologique\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019exp\u00e9rience solitaire d\u2019un professeur britannique s\u2019est transform\u00e9e en industrie mondiale en devenir. Mais la question reste enti\u00e8re. Si la machine peut d\u00e9sormais nous comprendre \u2014 voire nous prolonger \u2014 qui, demain, commandera vraiment\u00a0? \u00cates-vous pr\u00eat \u00e0 franchir le pas et prendre le risque\u00a0?<\/p>\n<\/p><\/div>\n<p><script async src=\"\/\/platform.twitter.com\/widgets.js\" charset=\"utf-8\"><\/script><br \/><a href=\"https:\/\/www.ladepeche.fr\/2025\/11\/09\/demain-tous-cyborgs-la-bataille-de-lhumain-augmente-a-commence-13028867.php\">source<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>l&#8217;essentiel Depuis la premi\u00e8re puce implant\u00e9e sous la peau de Kevin Warwick en 1998 jusqu\u2019\u00e0 la course actuelle entre Elon Musk et Sam Altman, l\u2019interface homme-machine s\u2019impose comme le prochain champ de bataille technologique. Avec une question capitale\u00a0: l\u2019humanit\u00e9 est-elle pr\u00eate \u00e0 fusionner avec ses machines\u00a0? 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